Achraf, salarié de Magellium depuis 2 ans et demi, a récemment été pris à partie par un client qui, trois jours auparavant, le félicitait chaleureusement pour la qualité de son travail. Pendant cet échange, Achraf, confronté à des propos dénigrants et des accusations d’incompétence injustifiées, a choisi de mettre fin à cette situation humiliante en quittant la réunion. Pourtant, au lieu de recevoir un soutien de sa hiérarchie, il se voit aujourd’hui menacé de sanction, sans qu’aucune action n’ait été entreprise pour comprendre les faits.
Ces menaces se sont traduites par de multiples pressions :
- Ordre de s’excuser pour une faute qu’il n’a pas commise,
- Proposition de mission à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile sans précisions claires sur sa nature,
- Reproches sur son régime de télétravail à temps plein pourtant inscrit dans son contrat de travail,
- Incitation à accepter une rupture conventionnelle.
Lorsqu’Achraf a cherché à se montrer conciliant et à en savoir plus sur la mission proposée malgré les fortes contraintes personnelles qu’entraînerait cette situation, il a alors été menacé de sanction par son manager pour avoir prétendument « déshonoré Magellium ». Une humiliation supplémentaire quand bien même en 2 ans et demi, il n’a reçu que des retours positifs sur son travail.
Nous dénonçons fermement ces méthodes qui cherchent à intimider et pousser vers la sortie l’un de nos collègues. Cette stratégie, qui fait écho à des pratiques déjà observées par le passé (comme le départ quasi forcé de l’équipe Latina après la perte du projet RTE), s’inscrit dans une logique déshumanisante où les salariés deviennent les variables d’ajustement des baisses d’activité. Notre santé et bien-être au travail sont des priorités qui ne peuvent être subordonnés aux logiques de rentabilité. Les salariés ne sont pas des marchandises que l’on remplace ou élimine dès qu’ils ne correspondent plus aux besoins immédiats de l’entreprise.
Un management déjà dénoncé
Cette affaire se déroule sous la responsabilité d’un manager dont les méthodes ont déjà fait l’objet d’une alerte collective signée par 16 salariés en début d’année, parmi lesquels Achraf. Cette alerte avait conduit à une enquête pour suspicion de harcèlement moral et risques psychosociaux (RPS). Malgré cela, et le soutien exprimé par une AG de 60 salariés, aucun changement significatif ne semble avoir été apporté, et les pratiques dénoncées continuent. En sanctionnant un salarié qui a osé dénoncer des comportements inappropriés, l’entreprise envoie un signal préoccupant : ceux qui prennent la parole pour défendre leur dignité ou celle de leurs collègues s’exposent à des représailles. Cela contribue à installer un climat de peur et de méfiance, dissuadant à l’avenir tout salarié de signaler des abus ou des conditions de travail dégradées.
Nos demandes
Nous refusons d’accepter des conditions de travail rabaissantes et humiliantes, que ce soit au sein de l’entreprise ou chez nos clients. Nous demandons :
- L’abandon immédiat de toute sanction contre Achraf.
- La mise en place de mesures concrètes pour prévenir les RPS, incluant un suivi rigoureux et des actions correctives à long terme.
Alors que débutent les NAO 2024, nous considérons qu’il ne peut y avoir de négociation équitable sans reconnaissance de notre engagement et de notre travail quotidien qui sont la véritable fierté de cette entreprise.
La suite : rendez-vous en assemblée générale mardi 10/12 à 12h30
Rendez-vous en assemblée générale le 10 décembre 2024 à 12h30 dans la salle 001 (grande salle de réunion au rez-de-chaussée). Un lien visio sera communiqué sur la newsletter. Pour être tenus au courant, inscrivez-vous ! C’est ici : https://magelliumartal.reference-syndicale.fr/newsletter/