Revendications portées aux NAO
Le vendredi 31/12, la délégation CGT a porté les revendications débattues et votées en assemblée générale par 56 salariés.
Pour rappel, ces revendications étaient issues de sujets abordés lors des AG précédentes et approfondis en groupes de travail par une quinzaine de salariés, ce qui a abouti à la création du cahier de revendications disponible ici..
Cette implication témoigne de l’intérêt largement partagé quant aux conditions de travail et de rémunération et donne de la légitimité et du poids aux demandes exprimées.
Les revendications (cf cahier de revendications pour plus de détail) ayant recueilli une majorité de vote POUR et portées aux NAO par la CGT sont les suivantes :
La revendication suivante n’avait pas été portée au vote par manque de temps mais la CGT a décidé de l’adjoindre aux 9 revendications précédentes car elle semblait répondre à des préoccupations maintes fois discutées en AG : 10. Politique de formation |
Une tentative d’intersyndicale rejetée
Comme discuté en assemblée générale, la CGT a informé les syndicats REV et CFDT des revendications votées en assemblée générale par 56 salariés. L’objet de cette adresse était de leur proposer de se réunir pour discuter de ces revendications et envisager de défendre conjointement en intersyndicale les mesures qu’elles jugeraient pertinentes, afin de leur donner plus de poids dans les négociations. REV et la CFDT ont refusé de travailler en intersyndicale, invoquant des désaccords de principe avec les méthodes de la CGT et, pour REV, des différends personnels avec ses élus.
La CGT réaffirme la méthode qui a toujours été la sienne de s’organiser à la base avec les salariés et regrette cet énième refus de travailler en intersyndical. REV et la CFDT ont notamment toujours refusé les invitations à organiser conjointement les assemblées générales de salariés.
Le 31/01, REV et la CFDT ont également présenté leurs revendications conjointes : s’ils s’accordent sur le fait que l’enveloppe proposée par la direction est insuffisante, en revanche ils n’avancent aucune revendication concrète sur les thématiques qu’ils posent à la négociation : salaires, politique de formation, règles douloureuses, CET, et accord sur le temps de travail. Nous déplorons qu’ils ne mettent pas à profit leur 66 % de représentativité pour porter les aspirations collectives et peser véritablement dans les négociations.
1,6% d’augmentation ? Une enveloppe indigne au vu des résultats records du groupe, fruit de l’investissement des salariés.
La prochaine réunion de NAO aura lieu le 12/02 (la veille de la prochaine assemblée générale). La direction prévoit de faire un retour sur l’ensemble des revendications des organisations syndicales et, pour chacune d’entre-elles, dire si elle envisage ou non de proposer une mesure sur le sujet et si oui faire une proposition concrète.
Une chose est sûre, les 1,6% d’enveloppe d’augmentation de la masse salariale avancée initialement par la direction sont très en deçà des capacités réelles du groupe. À masse salariale équivalente, cela représente une baisse d’enveloppe de 35% par rapport à l’année précédente alors que les bénéfices nets annuels du groupe sont en constante augmentation et ont dépassé ces deux dernières années les 4 millions d’euros ! Ces profits, fruit de notre travail, viennent gonfler la capitalisation du groupe qui dispose déjà d’une trésorerie plus que solide, ou rembourser la dette contractée de 3,7M€ liée au versement de dividendes aux actionnaires du groupe en 2019.
Depuis 3 ans, nos salaires réels face à l’inflation ne cessent de baisser, tandis que la rentabilité du groupe ne fait qu’augmenter et que sa situation économique et financière est excellente ! En moyenne, nos salaires ont reculé de 3,2 % sur cette période. Notre perte de pouvoir d’achat n’est pas une fatalité, mais bien le résultat d’un choix politique et économique de la direction : maximiser la richesse captée par l’entreprise et in fine les actionnaires, au mépris de ceux qui la produisent, les salariés.
Nous pourrons analyser et débattre collectivement des retours de la direction à nos revendications et décider de la suite à donner ensemble à ces négociations. Nous rappelons que les assemblées générales de la CGT sont souveraines et que c’est le vote des salariés qui déterminera la position de la CGT dans ces négociations. |