Assemblée Générale jeudi 13/02 : décidons collectivement de la suite à donner aux NAO !

Revendications portées aux NAO

Le vendredi 31/12, la délégation CGT a porté les revendications débattues et votées en assemblée générale par 56 salariés.

Pour rappel, ces revendications étaient issues de sujets abordés lors des AG précédentes et approfondis en groupes de travail par une quinzaine de salariés, ce qui a abouti à la création du cahier de revendications disponible ici..

Cette implication témoigne de l’intérêt largement partagé quant aux conditions de travail et de rémunération et donne de la légitimité et du poids aux demandes exprimées.

Les revendications (cf cahier de revendications pour plus de détail) ayant recueilli une majorité de vote POUR et portées aux NAO par la CGT sont les suivantes :

  1. Augmentation de salaire (7% de la masse salariale) avec une part d’augmentation générale (4,7%)
  2. Reconnaissance salariale de l’expérience liée à la période de doctorat
  3. Amendement de contrat imposant la nécessité de l’accord du salarié (ou son droit de refus) pour toute évolution d’activité, de mission ou de projet(s)/client, ainsi que pour un déplacement ponctuel ou continu ou un changement de lieu de travail.
  4. Mise en place d’un Compte Épargne Temps
  5. Congés menstruels avec maintien de salaire
  6. Congés enfant malade avec maintien de salaire
  7. Jours de TT exceptionnels posés librement
  8. Mise en place du Forfait Mobilité Durable
  9. Semaine de 4 jours. Ce changement majeur dans l’organisation du travail nécessiterait d’être travaillé et consolidé en discussion avec la direction. Une période test d’un an pourrait être envisagée.

La revendication suivante n’avait pas été portée au vote par manque de temps mais la CGT a décidé de l’adjoindre aux 9 revendications précédentes car elle semblait répondre à des préoccupations maintes fois discutées en AG : 10. Politique de formation

Une tentative d’intersyndicale rejetée

Comme discuté en assemblée générale, la CGT a informé les syndicats REV et CFDT des revendications votées en assemblée générale par 56 salariés. L’objet de cette adresse était de leur proposer de se réunir pour discuter de ces revendications et envisager de défendre conjointement en intersyndicale les mesures qu’elles jugeraient pertinentes, afin de leur donner plus de poids dans les négociations. REV et la CFDT ont refusé de travailler en intersyndicale, invoquant des désaccords de principe avec les méthodes de la CGT et, pour REV, des différends personnels avec ses élus.

La CGT réaffirme la méthode qui a toujours été la sienne de s’organiser à la base avec les salariés et regrette cet énième refus de travailler en intersyndical. REV et la CFDT ont notamment toujours refusé les invitations à organiser conjointement les assemblées générales de salariés.

Le 31/01, REV et la CFDT ont également présenté leurs revendications conjointes : s’ils s’accordent sur le fait que l’enveloppe proposée par la direction est insuffisante, en revanche ils n’avancent aucune revendication concrète sur les thématiques qu’ils posent à la négociation : salaires, politique de formation, règles douloureuses, CET, et accord sur le temps de travail. Nous déplorons qu’ils ne mettent pas à profit leur 66 % de représentativité pour porter les aspirations collectives et peser véritablement dans les négociations.

1,6% d’augmentation ? Une enveloppe indigne au vu des résultats records du groupe, fruit de l’investissement des salariés.

La prochaine réunion de NAO aura lieu le 12/02 (la veille de la prochaine assemblée générale). La direction prévoit de faire un retour sur l’ensemble des revendications des organisations syndicales et, pour chacune d’entre-elles, dire si elle envisage ou non de proposer une mesure sur le sujet et si oui faire une proposition concrète.

Une chose est sûre, les 1,6% d’enveloppe d’augmentation de la masse salariale avancée initialement par la direction sont très en deçà des capacités réelles du groupe. À masse salariale équivalente, cela représente une baisse d’enveloppe de 35% par rapport à l’année précédente alors que les bénéfices nets annuels du groupe sont en constante augmentation et ont dépassé ces deux dernières années les 4 millions d’euros ! Ces profits, fruit de notre travail, viennent gonfler la capitalisation du groupe qui dispose déjà d’une trésorerie plus que solide, ou rembourser la dette contractée de 3,7M€ liée au versement de dividendes aux actionnaires du groupe en 2019.

Depuis 3 ans, nos salaires réels face à l’inflation ne cessent de baisser, tandis que la rentabilité du groupe ne fait qu’augmenter et que sa situation économique et financière est excellente ! En moyenne, nos salaires ont reculé de 3,2 % sur cette période. Notre perte de pouvoir d’achat n’est pas une fatalité, mais bien le résultat d’un choix politique et économique de la direction : maximiser la richesse captée par l’entreprise et in fine les actionnaires, au mépris de ceux qui la produisent, les salariés.

  📢 Venez nombreux en assemblée générale le 13/02 ! 

Nous pourrons analyser et débattre collectivement des retours de la direction à nos revendications et décider de la suite à donner ensemble à ces négociations. Nous rappelons que les assemblées générales de la CGT sont souveraines et que c’est le vote des salariés qui déterminera la position de la CGT dans ces négociations.

 

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